Avant ton visage
De toi je n’ai gardé que la brûlure
Pendant des mois, tu n’as été qu’une notification sur l’écran de mon téléphone.
De celles qui vous font vous précipiter presque malgré vous. Comme un besoin irrépressible de regarder.
L’absence devenait une torture qu’un seul message suffisait à apaiser quelques minutes.
J’avais besoin de savoir.
Ce que tu pensais.
Ce que tu disais de moi aux heures creuses de la nuit.
Comment tu me désirais.
Si tu pensais à moi lorsque ton téléphone s’allumait lui aussi.
Si tu me trouvais jolie.
Je me noyais avec délectation dans tes mots et tes promesses.
J’inventais des désirs que nous pourrions partager un jour.
La distance numérique entre nous offrait des possibilités infinies.
Tout pouvait être fantasmé tant que tu n’étais pas encore physiquement entre mes cuisses.
Pendant des semaines, j’ai cru que le désir pouvait rester sans conséquence tant qu’il n’avait pas de corps.
Je ne savais pas encore qu’un jour ton regard suffirait à rendre tout cela irréversible.


Trop heureuse de te lire à nouveau... on dirait que tu as des choses à dire!